PROTEGER, RESSENTIR, REPARER
Lire avec ses doigts


Sculpture en pierre

Sculpture en pierre

Empreintes digitales vues en microscopie à balayage

Empreintes digitales vues en microscopie à balayage

Aucun animal n'a de mains aussi développée que celle de l'homme. Le sculpteur Auguste Rodin considérait que la main était la preuve de la « force créative divine ». Il y rendit grâce dans sa sculpture « La Cathédrale », en représentant deux mains se faisant face, créant ainsi une forme d'ogive. La main est l'organe dédié à la préhension et au toucher. Le tact est répandu sur tout le corps, mais le sens du toucher se concentre dans la main et dans les doigts, qui se déplacent sur un objet pour prendre connaissance de son volume, de sa chaleur, de sa matière. Les doigts, chez les hommes présentent des repliements de l'épiderme et du derme que l'on appelle empreintes digitales. Ces empreintes sont uniques pour chaque individu, et permettent de multiplier la surface de peau à l'extrémité des doigts, multipliant ainsi le nombre de récepteurs sensoriels. La main est un organe qui nous permet aussi de communiquer. Les sourds-muets utilisent le langage des signes effectués par les mains, les aveugles lisent avec les mains, du bout des doigts, les caractères Braille, inventés par Louis Braille en 1829.
Le Braille se compose de signes en relief représentant l'alphabet, les signes arithmétiques et les notes de musique. Chaque caractère se présente sous la forme d'une matrice à 6 points (3 lignes X 2 colonnes).


Extrait de l'alphabet Braille.

Le lecteur déficient visuel déplace ses doigts sur le papier, détectant les points en relief, et associe une combinaison de points à une lettre puis un mot. Les aveugles sont capables de lire 150 mots par minute (300 à 1000 mots par minute pour un voyant).
Le seuil de sensibilité de la peau correspond exactement à la dimension d'un caractère Braille. Ce qui définit la sensibilité d'un organe est le seuil de sensibilité à une stimulation mécanique (enfoncement d'une pointe sur une profondeur de 6 µm) et le seuil de discrimination spatial (écartement mesuré avec un compas à pointe sèche). Les seuils les plus bas sont situés à l'extrémité de la langue et au bout des doigts (1-3 mm). Les doigts ont une très haute densité en récepteurs du toucher, ce qui se traduit par une sur-représentation des doigts dans le cortex somato-sensoriel. Le seuil de sensibilité de la peau correspond exactement à la dimension d'un caractère Braille. La détection des caractères Braille dépend entièrement des cellules de Merkel et des corpuscules de Meissner. Les cellules de Merkel, qui sont stimulées par les angles, les pointes et les courbes, donnent les caractéristiques spatiales des symboles Braille, alors que les corpuscules de Meissner fournissent les informations temporelles. Du fait du seuil de discrimination, un caractère Braille a une taille de 4 mm x 6 mm, une page Braille ne contient, sous un format A4 (21 X 29.7) que 27 lignes de 30 caractères Braille. Un livre Braille représente 3 à 6 fois plus de volume que le même document écrit en écriture ordinaire.




BIENVENUE
UN ORGANE REVELE
PROTEGER, RESSENTIR, REPARER

Une barrière mise à l'épreuve

Un lieu de production

Un organe plein de sens

Lésion et cicatrisation

Lire avec ses doigts
UN ORGANE QUI SE CULTIVE
LE SOLEIL... MEFIANCE
LES DESORDRES CUTANES
BIEN DANS SA PEAU
REGARDER VIVRE LA PEAU
MOTS, RITES ET COUTUMES
BOITE A OUTILS







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